La lutte contre le VIH au Bénin : quel bilan?

La lutte contre le VIH au Bénin : quel bilan?

La lutte contre le VIH au Bénin : quel bilan ?

L’ONG RACINES a pris part le 02 décembre 2017, sur la chaine de télévision Carrefour (TVC) à l’émission dénommée : La lutte contre le VIH au Bénin : quel bilan? Cette émission est destinée à faire le point sur l’évolution du VIH/SIDA au Bénin de 1985 à ce jour. On retient donc que des avancées dans la lutte ont été enregistrées mais des efforts restent à faire en matière de prévention à l’endroit de la population surtout chez les jeunes et les adultes sexuellement actifs.

La pandémie du VIH/SIDA voit ses feux s’éteindre. De la prise en charge uniquement des personnes gravement infectées en 2002, au «test and treat» systématique à tous les patients infectés du VIH. Le mal du siècle s’effrite au Bénin grâce aux efforts des différents acteurs impliqués. L’émission du 2 décembre 2017 sur la chaine de télévision TVC, s’est consacrée à fait un tour sur la maladie au Bénin. En effet, le cadre institutionnel et la prise en compte des recommandations de l’OMS ont permis d’atteindre le résultat de la stabilité de la prévalence qui s’inscrit dans les objectifs 90/90/90 de l’ONUSida.

Aujourd’hui, des couples séropositifs traités ont des enfants séronégatifs. Il est donc possible de vivre des années avec le VIH sans infecter son partenaire si un traitement rigoureux de première, de deuxième ou de troisième ligne se fait. Certes, un vaccin avéré n’existe pas encore mais des traitements pour vivre avec le mal ont montré leur efficacité. Ainsi, les femmes séropositives mettent au monde des enfants séronégatifs grâce aux dispositifs des centres Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant (PTME).

Les divers efforts ont permis au Bénin d’avoir «un taux de prévalence stable de 2% avec moins de 1000 décès imputés au VIH en 2015» déclare Dr AYIHOUNTON. Un tel bilan a été possible grâce aux accompagnements psychologiques des personnes vivant avec le VIH. Même si le partage de statut est encore un pas très difficile à affranchir par les sujets infectés, certains le font.  Il n’est donc pas rare de voir «un mari venir chercher les ARV pour sa femme séropositive empêchée» affirme Mahougnon Richard SOSSOU, psychologue à l’ONG RACINES. Malgré ces avancées, des nouvelles infections sont enregistrées chez les adolescents et  jeunes, environ 2000 nouvelles infections enregistrées dans leur rang  (EDSB 2015). A cela s’ajoute les jeunes infectés du VIH depuis la naissance qui vivent leur sexualité comme leurs pairs en s’adonnant aux pratiques à hauts risques telles que la sodomie, les rapports sexuels non protégés, le multi partenariat, les relations sexuelles intergénérationnels….

De ce fait, l’atteinte des 90/90/90 sera une réalité au Bénin si  les sensibilisations en matière de prévention du VIH s’intensifient au niveau des jeunes.

Le psychologue de RACINES en plein interview

Le psychologue en plein interview